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	<title>Lysanne Goyer, Goji Coaching &#187; GÉO Plein air</title>
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		<title>Des nuits de rêve</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Feb 2014 18:59:58 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[GÉO Plein air]]></category>

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		<description><![CDATA[Depuis des années, j’enseigne aux gens à développer de saines habitudes de vie, du point de vue de l’alimentation, de l’activité physique et du bien-être psychologique. J’ai d’ailleurs instauré un projet santé, «Trois petits pas en cœur avec Lysanne», que &#8230; <a href="https://www.gojicoaching.com/des-nuits-de-reve/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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	<br />
Depuis des années, j’enseigne aux gens à développer de saines habitudes de vie, du point de vue de l’alimentation, de l’activité physique et du bien-être psychologique. J’ai d’ailleurs instauré un projet santé, «Trois petits pas en cœur avec Lysanne», que je promeus dans les écoles et les entreprises. À cette occasion, je propose aux gens de faire «trois petits pas» par jour (saine alimentation, activité physique et bien-être psychologique) pour maximiser leur santé globale.</p>
<p>Cette initiative a vu le jour en septembre 2011, alors que l’Organisation mondiale de la santé venait de décréter que, pour la première fois de l’histoire de l’humanité, nos enfants risquaient de vivre moins longtemps et en moins bonne santé que nous, en raison de mauvaises habitudes de vie. Mais jusqu’à tout récemment, je n’avais pas réalisé qu’il manquait peut-être un volet à mon concept.</p>
<p>Avant de partir pour ma dernière expédition dans l’Himalaya, j’ai consulté un pneumologue de l’Hôtel-Dieu, le Dr Pierre Mayer, qui m’a fait passer des tests dans le but d’évaluer comment je m’adapterais à la haute altitude. Il m’a alors parlé du mal aigu des montagnes, mais aussi de l’importance du sommeil, dont il est spécialiste. «Dormir bien, dormir suffisamment est aussi important que de bien manger et faire de l’exercice», explique-t-il dans un ouvrage qui vient de paraître1.</p>
<p>Alors que le Dr Mayer me préparait pour mon test d’hypoxie2, il s’est intéressé à mes «trois petits pas». Il m’a alors fait remarquer que je passerais peut-être à côté de quelque chose si je ne m’intéressais pas davantage au sommeil. Après avoir lu sur le sujet et parcouru notamment son livre, je dois admettre qu’il avait raison. Dans notre société nord-américaine, nous avons diminué notre temps de sommeil de plus de deux heures et demie (30 %) par nuit au cours des dernières décennies, et on sait que 48 % de la population nord-américaine souffrira d’insomnie – la difficulté à s’endormir ou à rester endormi – au cours d’une vie. Ces statistiques provenant de revues scientifiques prennent tout leur sens quand on comprend comment le sommeil affecte la santé.</p>
<p>Selon plusieurs études effectuées ces dernières années sur le sommeil et la santé, citées dans l’ouvrage du Dr Mayer, il appert que:</p>
<ul>
<li>la capacité de l’organisme à métaboliser le sucre diminue quand on manque de sommeil ;</li>
<li>le diabète est moins bien contrôlé quand on a un mauvais sommeil ;</li>
<li>chez les insomniaques, la tension artérielle augmente, ce qui peut favoriser le risque d’un événement cardiovasculaire et causer des dommages au cœur à long terme ;</li>
<li>le manque de sommeil augmenterait le risque d’obésité en engendrant des perturbations physiologiques qui modifient l’appétit et le métabolisme (on aurait davantage faim et notre métabolisme serait plus au ralenti) ;</li>
<li>la qualité et la quantité de sommeil peuvent avoir une influence sur la performance sportive ;</li>
<li>un sommeil réparateur améliore la mémorisation, l’apprentissage, les raisonnements logiques et les séquences motrices complexes (ex. : jouer un instrument de musique).</li>
</ul>
<p>Nous, les amoureux du plein air, sommes en grande majorité conscients des bienfaits d’une saine alimentation et d’une activité physique régulière, mais nous tournons souvent les coins ronds quand il s’agit de notre sommeil et de notre équilibre psychologique. On se dit, à tort, que nos autres bonnes habitudes vont compenser notre stress et notre manque de sommeil occasionnel.</p>
<p>Cette approche fast food du sommeil minimise l’impact réel sur la santé. Or, j’ai beau m’entraîner, bien manger et veiller à mon bien-être au quotidien, un sommeil mauvais ou insuffisant peut affecter de façon importante la santé de mon cœur, mes performances sportives, ma concentration et mes apprentissages. Il peut aussi entraîner des perturbations métaboliques importantes alors que je vieillis et que mon métabolisme  ralentit. Ce n’est pas rien!</p>
<p>Quand je parle aux enfants dans les écoles ou aux adultes dans les entreprises, je leur parle de motivation, de rêves, de dépassement de soi, de peurs, d’habitudes de vie et de l’impact de nos choix quotidiens sur notre santé physique et mentale. Je leur enseigne comment faire «trois petits pas» afin de maximiser leur potentiel de santé physique et psychologique. Dorénavant, je leur dirai de faire un pas de plus: celui qui mène au sommeil.</p>
<p><strong>Suggestions pour prévenir l’insomnie et favoriser un bon sommeil</strong></p>
<ul>
<li>Faire de 20 à 30 minutes d’exercice d’intensité moyenne par jour, mais garder</li>
<li>1 ou 2 heures de calme avant de se coucher (pas de jeux vidéo ni de iPhone, etc.).</li>
<li>Dormir sur un bon matelas, dans une chambre sombre, où la température ambiante se situe autour de 18 °C.</li>
<li>Garder le lit pour dormir ou… se faire des câlins: autrement dit, sortez la télévision de la chambre.</li>
<li>Essayer de maintenir un horaire de coucher et de lever afin de régulariser l’horloge biologique.</li>
<li>Porter attention à l’alimentation : manger à des heures régulières ; le soir, prendre un repas léger, riche en glucides (pain, pâtes, etc.) et faible en protéines, pour stimuler la production de la mélatonine et de la sérotonine, qui sont impliquées dans le sommeil ; éviter la nourriture grasse et les stimulants (café, chocolat, menthe, boissons gazeuses, etc.) ; boire de l’alcool avec modération (oui, ça favorise l’endormissement, mais ça provoque surtout l’insomnie de rebond).</li>
</ul>
<p>1 Dormir: le sommeil raconté – Apprivoiser son sommeil pour être en meilleure santé, du Dr Pierre Mayer, éd. Pierre Tisseyre, Montréal, 2012, 256 p.<br />
2 L&rsquo;hypoxie consiste en une diminution de la quantité d’oxygène dans les tissus.</p>
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		<title>Le psy qui fait rêver</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Feb 2014 18:57:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[GÉO Plein air]]></category>

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		<description><![CDATA[Il y a quelques semaines, un jeune athlète me consulte, car il se dit déprimé. Perte d’intérêt, fatigue générale, difficulté à se concentrer, démotivation, sauf pour ses entraînements. Il appert que mon jeune athlète fou de son sport a la &#8230; <a href="https://www.gojicoaching.com/le-psy-qui-fait-rever/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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	<br />
Il y a quelques semaines, un jeune athlète me consulte, car il se dit déprimé. Perte d’intérêt, fatigue générale, difficulté à se concentrer, démotivation, sauf pour ses entraînements. Il appert que mon jeune athlète fou de son sport a la trouille d’échouer à sa prochaine compétition, qu’il a peur de rêver aux Olympiques de 2014 et, donc, qu’il fait du sabotage. Il écoute sa voix intérieure qui lui dit qu’il ne réussira jamais, et qui finit par le paralyser.<br />
<strong>Quand notre corps nous parle…</strong><br />
Je dis souvent que le corps est une machine fantastique qui nous envoie régulièrement des signaux pour nous dire s’il aime ou non la façon dont nous gérons notre vie. Quand on la gère bien, on ressent de la quiétude, du bien-être, et on se sent vibrer de l’intérieur. Quand on la gère mal, on ressent du stress, de l’anxiété, et on se sent vide ou paniqué. En cabinet privé, je vois tellement de gens manifestant une foule de symptômes inexpliqués: maux de tête, maux de ventre, perte d’appétit, de sommeil&#8230; Ils interprètent cela comme un signe de faiblesse, alors que c’est souvent une façon pour le corps de nous dire qu’«il est en désaccord» avec un aspect de notre vie. Le rôle du psy, c’est de nous en faire prendre conscience et de nous outiller pour faire en sorte de nous sentir mieux dans notre tête et dans notre corps.</p>
<p><strong>La voix de la déraison</strong><br />
En plus des messages que notre corps nous envoie, il faut porter attention à ce que notre tête nous dit, sans rien tenir pour acquis. En effet, je dis à mes patients que si on prenait plus souvent le temps d’évaluer la validité des pensées qui défilent dans notre tête à la vitesse du son, on constaterait que, la plupart du temps, on se fait du cinéma digne des plus grands films dramatiques! «Je ne serai jamais capable», «C’est plus fort que moi», «Je ne suis pas raisonnable», «C’est l’enfer», «Pourquoi ça arrive juste à moi?», «C’est impossible», «Il FAUT que…» (versus «j’ai envie de…»), «Ils vont penser que…»</p>
<p>Ce sont quelques exemples de pensées qui surgissent dans notre esprit comme des éclairs et nous font douter de nous. Le problème, c’est qu’on ne prend pas le temps de les conscientiser et de vérifier leur validité. Le rôle du psy est aussi de nous aider à prendre conscience de ce qu’on se dit, de nous aider à reformuler des pensées plus réalistes qui nous permettent de maximiser notre potentiel au lieu de nous tirer vers le bas.</p>
<p>Le jeune athlète dans mon bureau a compris que ses symptômes (stress, déprime, fatigue) venaient du fait qu’il prenait ses peurs («Je n’y arriverai jamais», «Les autres sont meilleurs que moi»…) pour la réalité et qu’il se sabotait. Il a compris qu’oser rêver c’est stimulant et que le plaisir des Olympiques commence aujourd’hui même et non à Rio en 2014. Il a compris qu’une grande partie de l’entraînement n’est pas sur la piste d’athlétisme, mais dans sa tête, maintenant. Il a compris que l’échec, ce n’est pas de perdre aux JO, mais de ne pas faire ce qu’il peut dans son quotidien pour tenter d’y parvenir. Et que dans cet espace où il donne le meilleur de lui-même, il vivra une foule d’expériences uniques qui le mèneront à de belles réalisations, quelles qu’elles soient. Il comprend qu’avoir peur d’échouer et, donc, d’abandonner son rêve avant même d’avoir essayé, c’est le pire échec qui soit. Le rôle du psy, c’est d’amener à comprendre tout ça.</p>
<p><strong>Efficace, le psy?</strong><br />
«Au cours des 20 dernières années, des études scientifiques ont non seulement démontré que les interventions psychologiques sont efficaces dans le traitement d’une foule de maladies physiques, mais de plus en plus d’entre elles démontrent que les facteurs psychosociaux ont un impact direct sur les paramètres biologiques et sur l’état de santé physique. Que ce soit dans le traitement du diabète, des maux de tête chroniques, de l’arthrite rhumatoïde, des maladies cardiovasculaires, du cancer, des douleurs lombaires, du syndrome de fatigue chronique, pour ne nommer que ceux-là, les interventions des psychologues de la santé: 1) améliorent la santé mentale; 2) contribuent à améliorer la santé physique par l’adoption de saines habitudes de vie; 3) contribuent à faire respecter les plans de traitement; et 4) sont souvent économiquement rentables.» J’ai publié l’intégralité de cette citation dans la revue Psychologie Québec en 2010*.</p>
<p><strong>Quelques outils de psy pour maximiser votre potentiel</strong><br />
<strong>1 </strong>Je porte attention aux signaux que mon corps m’envoie et je me pose certaines questions. Par exemple: si je donne une voix à mes symptômes, que cherchent-ils à me dire exactement? Ce mal de tête qui revient sans cesse, il veut me dire quoi? Ce bien-être que je ressens actuellement, il est dû à quoi?<br />
<strong>2</strong> Je porte attention aux pensées qui déferlent dans ma tête et j’évalue leur validité. Je me demande: «Est-ce vrai que je ne serai jamais capable?», «Est-ce vrai que mes collègues vont penser que je suis<br />
irresponsable parce que j’arrive en retard?» Et si c’est faux, quelle pensée serait plus réaliste?<br />
<strong>3 </strong>Au lieu de me demander comment je vais faire pour atteindre mon but ultime, qui est bien loin devant, je regarde quels petits pas je peux faire aujourd’hui pour maximiser mon potentiel.<br />
<strong>4 </strong>Je visualise l’atteinte de mon but. Je le vois clairement et je ressens le plaisir qui en découle. Cette énergie me motive et m’encourage à faire mes petits pas aujourd’hui.</p>
<p><em>* www.ordrepsy.qc.ca/pdf/Psy_Qc_vol_27_no3_Mai2010.pdf</em></p>
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		<title>La cour de récréation des grands</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Feb 2014 18:56:06 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[GÉO Plein air]]></category>

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		<description><![CDATA[Certains lisent peut-être Géo Plein Air en espérant qu’un jour leur horaire leur permettra d’inclure de nouveau quelques-unes des activités qui occupaient une partie de leur vie, avant l’arrivée des enfants et les contraintes d’un travail exigeant. Pour l’heure, ils &#8230; <a href="https://www.gojicoaching.com/la-cour-de-recreation-des-grands/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
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			</span>
		</span>
	Certains lisent peut-être Géo Plein Air en espérant qu’un jour leur horaire leur permettra d’inclure de nouveau quelques-unes des activités qui occupaient une partie de leur vie, avant l’arrivée des enfants et les contraintes d’un travail exigeant. Pour l’heure, ils font ce qui doit être fait, en rêvant un peu… Alors que les enfants carburent au plaisir et que tous leurs défis naissent dans cet espace, nombreux sont ceux qui vieillissent en mettant de côté ce qui les passionne au profit des choses «qu’il faut faire».</p>
<p>Le problème, c’est qu’il y a toujours autre chose «de plus important à faire». Sans s’en rendre compte, les heures, les mois et les années passent. Puis, un jour, on retrouve ses raquettes empoussiérées au sous-sol, on se demande où le temps a filé et ce qu’il est advenu de cette flamme intérieure qui alimentait jadis les engagements du quotidien.</p>
<p><strong>Travailler, assurément, mais à quelle intensité et à quel prix ?</strong><br />
Plusieurs des clients que je reçois en consultation privée sont des employés et des cadres d’entreprise à bout de souffle, qui se sentent vidés, un peu déroutés et qui ne ressentent plus de plaisir à faire ce qu’ils aimaient auparavant. Leur point commun? Avec les responsabilités et la folie de la vie, ils ont arrêté de s’écouter. Ils ont mis de côté la récréation dans la cour d’école au<br />
profit de la performance, en oubliant que cette récréation procure des bienfaits physiques et psychologiques. Dépression, anxiété, épuisement professionnel, absentéisme, perte de motivation, sédentarité et embonpoint en sont parfois (mais pas toujours) les conséquences qui affectent clairement leur santé globale.</p>
<p>Durant mes conférences, j’aime rappeler qu’au­cun enfant que je rencontre rêve de devenir obèse, sédentaire, ennuyeux ou obsédé par le travail. Pourtant, quand on oublie la cour de récréation des grands, on accroît ses chances de présenter toutes ces caractéristiques.</p>
<p><strong>Quelques statistiques accablantes</strong><br />
&#8211; Selon l’Organisation mondiale de la santé, de 35 % à 45 % des journées d’absentéisme au travail seraient attribuables à des problèmes de santé mentale, dans les pays développés. Et selon l’Association canadienne pour la santé mentale, 20 % des Canadiens seront personnellement touchés par la maladie mentale au cours de leur vie.</p>
<p>&#8211; Au Canada, les taux d’obésité et de surpoids sont en constante progression depuis 20 ans : selon l’Enquête sur la santé dans les collectivités canadiennes, 15 % des adultes canadiens étaient obèses et 33 % faisaient de l’embonpoint en 2003. À l’heure actuelle, un enfant sur quatre accuse un surpoids ou est obèse. Divers problèmes de santé qui touchaient jadis presque exclusivement les adultes, comme le diabète de type 2 et l’hypertension artérielle, sont de plus en plus diagnostiqués chez des enfants obèses.</p>
<p>&#8211; Toujours selon l’enquête précitée, près de la moitié des Canadiens sont physiquement inactifs, et 24% d’entre eux ne sont pas assez actifs pour en tirer les meilleurs bienfaits<br />
possibles pour leur santé.</p>
<p><strong>La cour de récréation, au profit de la famille et de l’employeur</strong><br />
Si vous vous trouvez égoïste de vous adonner à votre activité préférée quelques heures par semaine, alors qu’il y a tant à faire à la maison, détrompez-vous. Tout le monde bénéficie des bienfaits que procurent ces périodes de jeu: libération d’endorphines, détente et contrôle du stress, regain d’énergie, créativité, réduction du risque de blessures, hausse du moral, meilleure concentration et meilleure santé. Ces bénéfices indiscutables contribuent certes à assainir votre environnement familial et professionnel.</p>
<p>Bien souvent, un des premiers conseils que je donne à mes clients, c’est de réintégrer des activités plaisantes dans leur agenda. «C’est comme ça que tu penses que je vais me remettre sur pied?» me demande Pierre*, un peu perplexe. «Non, mais c’est mon point de départ.»<br />
Si on veut savoir comment réorienter sa vie, il est essentiel de se reconnecter à soi-même et de se libérer des «il faut que…», «je n’ai pas le choix de…», etc. En reconsidérant les choses qui nous font du bien et qui nous plaisent, on se donne l’espace nécessaire pour ressentir, évaluer, créer et ensuite agir selon nos convictions et nos motivations profondes. •</p>
<p><em>* Nom fictif.</em></p>
<p><strong>Quelques trucs pour faire de la place pour une récréation dans votre horaire</strong><br />
<strong>1 </strong>Ouvrez l’agenda en début de semaine, bloquez quelques plages horaires pour votre activité et réglez tout de suite les détails (gardiennes, équipement, secrétaire, etc.). Aucune annulation n’est permise, que des changements de dates ou d’heures, en cas d’urgence seulement. Ce qui est déplacé n’est pas annulé: vous devez immédiatement trouver une autre période où insérer votre<br />
activité.<br />
<strong>2</strong> Remplacez la pensée «Bof, c’est juste mon activité, je peux bien l’annuler» par «Ce moment où je refais le plein d’énergie est essentiel pour ma santé et pour que je donne le meilleur de moi-même; j’en fais une priorité.» Vous risquez ainsi de moins saboter votre engagement envers vous-même.<br />
<strong>3 </strong>Désactivez la sonnerie de votre iPhone ou de votre BlackBerry.<br />
<strong>4</strong> Laissez savoir à vos proches quelles sont vos nouvelles priorités, et expliquez-leur votre démarche. Ils comprendront davantage vos motivations et, qui sait, ils suivront peut-être votre exemple.<br />
<strong>5 </strong>Soyez réaliste en fonction de votre horaire et de vos habitudes. Si vous partez en voyage d’affaires, vous devrez être créatif. Si vous n’aimez pas vous adonner à votre activité<br />
le matin, de grâce, trouvez un autre moment!<br />
<strong>6 </strong>Acceptez d’emblée que tous ne comprendront pas votre motivation, que certains y verront même un geste égoïste. L’objectif n’est pas de gagner un concours de popularité, mais<br />
de créer un environnement favorable à votre épanouissement personnel, familial et professionnel… et de maximiser votre santé globale.</p>
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		<title>La motivation ne tombe pas du ciel</title>
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		<pubDate>Thu, 13 Feb 2014 18:54:16 +0000</pubDate>
		<dc:creator><![CDATA[admin]]></dc:creator>
				<category><![CDATA[GÉO Plein air]]></category>

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		<description><![CDATA[On entre dans la saison morte. Finis les triathlons, la natation, les courses du Circuit Endurance ou les compétitions de vélo: voici venir le temps des sports d’hiver. Continuer à garder la forme lorsque le soleil se pointe à 7h30 &#8230; <a href="https://www.gojicoaching.com/la-motivation-ne-tombe-pas-du-ciel/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<p>
		<span class="pibfi_pinterest ">
		<img class="aligncenter size-full wp-image-696" alt="La motivation ne tombe pas du ciel" src="http://www.gojicoaching.com/wp-content/uploads/2014/02/lamotivation.jpg" width="600" height="400" />
			<span class="xc_pin" onclick="pin_this(event, 'http://pinterest.com/pin/create/button/?url=https://www.gojicoaching.com/la-motivation-ne-tombe-pas-du-ciel/&amp;media=http://www.gojicoaching.com/wp-content/uploads/2014/02/lamotivation.jpg&amp;description=La motivation ne tombe pas du ciel')">
			</span>
		</span>
	<br />
On entre dans la saison morte. Finis les triathlons, la natation, les courses du Circuit Endurance ou les compétitions de vélo: voici venir le temps des sports d’hiver. Continuer à garder la forme lorsque le soleil se pointe à 7h30 et se couche à 16 h est tout un défi. Qu’on soit passionné ou pas.</p>
<p>Souvent, les gens me trouvent chanceuse d’avoir une passion et me disent qu’ils aimeraient en avoir une, eux aussi. C’est comme s’ils s’attendaient à ce qu’elle tombe du ciel et que, une fois attrapée, elle ne les quitterait plus. Pire: certains me confient qu’ils ne sont tout simplement pas faits pour entretenir une passion. Comme si c’était génétique. Comme si je trouvais ça passionnant, courir toute l’année.</p>
<p>Je ne me suis pas levée un matin animée d’une passion pour la course, pas plus que vous vous êtes levé un jour avec celle de la lecture, du vélo, de la botanique, de la Bourse, de l’astronomie ou de la gastronomie. Je suis convaincue que la passion et la motivation qui nous poussent à persévérer naissent dans l’action et viennent à ceux qui osent s’aventurer dans l’inconnu et affronter la peur de l’échec.</p>
<p>Quand on entreprend une nouvelle activité (professionnelle, sportive, personnelle ou autre) et qu’on l’aime, il est faux de croire que le plaisir qui s’ensuivra ne sera qu’exponentiel. Le jour où on comprend cette réalité, on s’adapte aux hauts et aux bas de sa motivation, et on trouve les moyens de continuer à avancer à petits pas vers son but, malgré les essoufflements. Bref, c’est normal de ne pas être «full motivé» tout le temps, comme diraient mes enfants.</p>
<p>La littérature scientifique regorge d’études qui montrent qu’en moyenne 60% des personnes ne maintiennent pas leurs bonnes habitudes de vie au-delà d’un an. En effet, les fumeurs qui désirent renoncer au tabac essuient de 6 à 8 échecs avant d’y parvenir définitivement. De même, les gyms sont rentables parce que bien des gens s’offrent un forfait annuel, mais ne l’utilisent que les premières semaines. Et que dire des programmes minceur à long terme? Ce n’est pas le manque de courage ni l’imbécillité qui engendrent de tels échecs, mais plutôt l’irréalisme des objectifs personnels et des attentes.</p>
<p>Dans mes conférences et mes ateliers sur la motivation et le dépassement de soi, je passe en revue les outils qui favorisent le développement de ces qualités. Il n’y a pas de recette miracle. Pour maximiser les chances de rester motivé et d’honorer ses bonnes intentions, il faut comprendre quelles sont ses propres motivations à s’engager et construire sur cette base.</p>
<p><strong>Des outils de motivation</strong><br />
Tout d’abord, trouvez la raison profonde qui vous incite à déployer des efforts. Initialement, j’étais motivée à courir pour me remettre en forme et m’accorder du temps avec moi-même. Puis, petit à petit, l’envie de me dépasser, de participer au marathon de Boston et de sensibiliser les gens aux saines habitudes de vie devenait la raison première qui m’incitait à me lever tôt, à pousser un peu plus loin ma volonté. Et vous, qu’est-ce qui vous motiverait en pleine saison morte?</p>
<p>Ensuite, n’attendez pas et passez à l’action. Qu’importe si vous n’aimez plus l’activité choisie quelques semaines plus tard, que vous êtes déçu de vous-même ou que vous avez peur d’échouer. L’objectif, c’est d’essayer et d’être fier d’avoir osé. On ne connaît jamais l’avenir, mais oh! comme on cherche à le contrôler et à se protéger! Vous l’avez deviné: l’aspect psychologique est encore au cœur de la motivation.</p>
<p>Cela fait, misez sur de petits changements à long terme plutôt que sur des transformations radicales à court terme. Ça m’inquiète toujours quand mes clients changent du tout au tout et sont gonflés à bloc: c’est souvent signe qu’ils n’arriveront pas à garder le rythme à la longue. Trop de restrictions, trop de bouleversements en même temps et trop de pression sur l’horaire mènent à l’essoufflement, malgré les bonnes intentions. Soyez réaliste et n’inscrivez à votre horaire que les activités que vous êtes convaincu à 80% de pouvoir maintenir. Oui, je reviens toujours à mes «trois petits pas»…</p>
<p>Dès que vos objectifs vous semblent réalistes, notez-les dans votre agenda comme s’il s’agissait d’une visite médicale que vous ne pouvez déplacer et avisez votre entourage. Surtout, posez-vous les bonnes questions. Non pas: «Ai-je le goût d’aller courir à 6 h sachant que je me suis couché à minuit?», mais bien: «Est-ce plus important d’écouter mon envie passagère ou de réaliser mes objectifs?» Bref, ne négociez plus avec vous-même sous l’impulsion du moment et foncez !<br />
Souvent, on justifie son inaction en se disant qu’on s’investira lorsqu’on en aura envie&#8230; tout en oubliant que l’envie naît de l’action. À ce jour, personne ne m’a jamais révélé: «Je suis tellement déçu d’être allé au bout de ce projet!» Quand le doute vous tenaille, dites-vous plutôt: «Si je réalise ce projet, vais-je être fier de moi?» Si la réponse est oui, sécurisez votre parachute et sautez!</p>
<p>Ah oui! la peur! La peur d’échouer. Tant mieux si vous échouez. C’est la preuve que vous avez osé vivre pleinement malgré les doutes. Dans vos vieux jours, vous serez plus heureux de vous rappeler vous être cassé la figure qu’avoir fui une situation par peur de ne pas être à la hauteur. Pour vaincre la peur, le meilleur outil que je connaisse est une vidéo qui me donne des frissons chaque fois que je la regarde parce qu’elle offre une métaphore sublime de la vie. On y voit une coureuse au 600 m qui trébuche et tombe, en pleine compétition, puis qui se relève, rattrape son retard et finit par gagner!</p>
<p>Quand la peur me taraude, quand ma motivation est à son plus bas, je visionne cette vidéo et j’ai un regain d’énergie, d’amour et d’admiration pour l’être humain qui va chercher le meilleur de lui-même pour réaliser son plein potentiel.</p>
<p>Cet hiver, tout comme vous, je tomberai parfois, comme cette athlète dans la vidéo. Ensemble, nous nous relèverons parce que notre motivation profonde nous propulsera et nous forcera à nous ressaisir et à donner le meilleur de nous-mêmes, peu importe le résultat…•</p>
<p><strong>Trois ingrédientsclés</strong><br />
Trouvez la raison profonde qui vous incite à déployer des efforts.<br />
Passez à l’action.<br />
Misez sur de petits  changements à long terme.</p>
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		<title>Vaincre le blues après la grande aventure</title>
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		<pubDate>Mon, 22 Oct 2012 16:59:34 +0000</pubDate>
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		<description><![CDATA[Vaincre le blues après la grande aventure par: Lysanne Goyer, Ph.D. Réf: GÉO PLEIN AIR Vous connaissez le proverbe «Les cordonniers sont les plus mal chaussés»? Eh bien, en revenant du marathon de l’Everest, j’étais particulièrement mal chaussée. Pas littéralement, &#8230; <a href="https://www.gojicoaching.com/ma-chronique-dans-geo-plein-air/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
				<content:encoded><![CDATA[<h2>Vaincre le blues après la grande aventure</h2>
<p>par: Lysanne Goyer, Ph.D.<br />
Réf: <a href="http://www.geopleinair.com/accueil" target="_blank">GÉO PLEIN AIR</a></p>
<div style="clear: both;">
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<p style="text-align: justify;">Vous connaissez le proverbe «Les cordonniers sont les plus mal chaussés»? Eh bien, en revenant du marathon de l’Everest, j’étais particulièrement mal chaussée. Pas littéralement, évidemment, puisque je portais mes Salomon Speedcross, que je garderai toute ma vie tellement ils étaient parfaits. Mais la psychologue en moi, elle, ne s’était pas préparée au choc du retour, et j’ai donc été victime d’une forme extrême de ce qu’on appelle le blues des vacances. Ironique, non?</p>
<div style="float: right; width: 320px; border: 2px solid #0088cb; padding: 15px; margin: 0px 0px 10px 10px; text-align: center;">Autres chroniques en phase de téléchargement,<br />
à venir prochainement</div>
<p style="text-align: justify;">C’est après qu’un de mes abonnés Twitter m’eut recommandé ce sujet de chronique que j’ai consulté Internet pour voir ce qui existait sur la question. Résultat: pas d’études dans les revues scientifiques dites sérieuses, mais toutes sortes d’articles qui illustrent bien que le retour à la vraie vie, à la suite des vacances ou d’un voyage, ça ne se fait pas si facilement.</p>
<p style="text-align: justify;">Selon une étude réalisée en 2009 par TripAdvisor* auprès de 564 voyageurs, 82,5 % des Français et 88 % des Anglais admettent avoir vécu pareille situation. Fatigue et déprime sont les premiers symptômes éprouvés au retour des vacances; appréhension de ce qui est à venir, envie de faire demi-tour et difficulté à se replonger dans la routine peuvent aussi être au rendez-vous, le temps de retrouver ses repères d’antan. Détail intéressant (et consternant): 58 % des répondants ont dit éprouver autant de stress qu’avant leur départ, à peine un mois après leur retour.</p>
<p style="text-align: justify;">Si on ressent le blues après de simples vacances, pas étonnant qu’on soit sous le choc quand on vit la grande aventure de l’alpinisme, de l’escalade ou de la course extrême durant de nombreuses semaines, dans des pays exotiques!</p>
<p style="text-align: justify;">Quand on songe à la seule demande physiologique exigée durant ce type de grande aventure, le choc du retour à la vraie vie s’explique aisément. Comme je le soulignais dans une précédente chronique, l’activité physique engendre une réaction biochimique qui a pour effet d’améliorer la santé physique et psychologique du corps humain, en même temps que le débit sanguin cérébral augmente et que le cerveau consomme mieux l’oxygène véhiculé par le sang. Les études sont claires: le sport est un catalyseur pour la mémoire, un antidépresseur naturel, une capsule antistress et un libérateur d’hormones du plaisir.</p>
<p style="text-align: justify;">Quand on passe un mois à vivre de montagnes, de randonnées, d’aventures, de rencontres et d’eau fraîche, et qu’on libère des endorphines (les hormones du plaisir) à longueur de journée, il n’est pas étonnant que notre corps soit sous le choc quand on le ramène au travail, à la ville, aux agents stressants du quotidien et à un mode de vie plus sédentaire.</p>
<p style="text-align: justify;">Avant mon départ pour le marathon, je refusais de penser au «post-Everest»: je comptais goûter pleinement tous les instants de cette merveilleuse expérience, sans placer mon corps en alerte pour une autre aventure, alors que je n’étais pas encore partie vivre l’Himalaya.</p>
<p style="text-align: justify;">Certes, c’était plein de bon sens, mais un minimum de préparation aurait été souhaitable. Dès mon retour, mon corps avait un besoin intense d’être dehors, alors que je demeurais en dedans; j’avais besoin de courir, mais il fallait supposément me reposer. Bien vite, j’ai cessé de prendre mes vitamines et je n’ai plus eu envie d’écrire dans mes réseaux sociaux. Lorsque j’ai fait ma première épicerie, j’ai même peiné à placer les victuailles dans mon panier: en me rappelant le peu de vivres disponibles au Népal, les 50 sortes de céréales étalées sur les étagères montréalaises me semblaient grossières. Bref, j’étais face au vide, après avoir vécu un rêve qui surpassait toutes mes attentes.</p>
<p style="text-align: justify;">Avec du recul, je constate que la plupart des grandes aventures comportent certaines caractéristiques communes:</p>
<ul>
<ul>
<li>choc et blues du retour, surtout quand on revient d’un pays en voie de développement ou très dépaysant;</li>
<li>difficulté à reprendre la routine du travail et à être confronté aux responsabilités;</li>
<li>difficulté à demeurer à l’intérieur alors qu’on était toujours dehors;</li>
<li>difficulté pour le corps de s’adapter au changement de rythme;</li>
<li>difficulté à faire face au vide, à répondre à la question «Et puis quoi, maintenant?».</li>
</ul>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Cela dit, et malgré tous les efforts qu’on peut déployer à se préparer au blues des vacances, du voyage ou de l’aventure, un petit choc est inévitable, physiquement et psychologiquement. Au fond, cette période est peut-être saine: c’est là une occasion pour se retrouver face à soi-même, être reconnaissant pour ce qui fut, et accepter que c’est dans ces périodes de transition qu’on se redéfinit et que naissent de nouveaux rêves.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà déjà plusieurs mois que je suis revenue du toit du monde, et je suis maintenant pleine de vie et totalement motivée pour les prochaines aventures qui me montrent déjà le bout de leur chemin. Ça s’est fait tout doucement, dans le vide du retour…</p>
<p style="text-align: justify;">Pour se prémunir efficacement contre ce «post-partum aventurier», je recommande de préparer un plan de retour progressif, où on fait place à la santé globale et où on détermine:</p>
<ul>
<ul>
<li>quel type d’activité physique on pratiquera durant la semaine du retour, en décidant où et quand se dérouleront les séances;</li>
<li>quel type d’activité plaisante et relaxante on s’autorisera à faire, dans la routine du quotidien qui reprend;</li>
<li>quels aliments sains on consommera afin de contribuer à «réparer» son corps;</li>
<li>quelle stratégie on adoptera avec les vitamines – je recommande de continuer à les prendre au moins un mois après la fin de l’aventure, afin d’aider le corps à se remettre d’aplomb;</li>
<li>à quel moment on ira passer un test sanguin afin de s’assurer qu’on n’a pas de carences vitaminiques ou de parasites;</li>
<li>un horaire de retour au travail, où les trois premières journées permettront de se remettre à jour sans stress majeur.</li>
</ul>
</ul>
<p style="text-align: justify;">Pour s’adapter au choc du retour, je recommande également ceci:</p>
<ul>
<ul>
<li>écouter le rythme de son corps: peut-être veut-il encore jouer dehors ou, à l’inverse, veut-il se reposer;</li>
<li>être patient avec soi-même et réaliser que le blues du retour est normal et passager;</li>
<li>reprendre son travail en douceur en s’attaquant d’abord aux dossiers les plus intéressants;</li>
<li>se remémorer son voyage en classant ses photos et en ornant son bureau des plus beaux souvenirs;</li>
<li>faire une liste de différentes possibilités d’aventures à venir, sans nécessairement arrêter son choix, rien que pour planifier tranquillement un nouveau projet;</li>
<li>accepter ce choc comme une période de transition et de réflexion, qui mènera à autre chose de beau, de bien, de bon.</li>
</ul>
</ul>
</div>
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